Eugénie Foa,
Six histoires de jeunes filles…
“ Et la pauvre mère regardait avec attendrissement le visage déjà fané de cette jeune enfant, dont les veilles continues et le travail avaient effacé cette fleur de santé et de jeunesse qui, il n'y avait pas bien longtemps encore, colorait ses joues et la distinguait d'entre ses compagnes. — Fatiguée, répéta Fanchette , embrassant avec effusion la main de sa mère , qu'elle fit glisser de sa tête à sa bouche,—oh ! ma mère, est-on fatiguée quand on soigne sa mère ! — Bonne petite!... comme tu ressembles à ton père !... à mon pauvre Brulard...en tout... aussi bonne fille qu'il a été bon fils... ”
