Désiré Tricot, Poésies d'un fantasque, par Désiré Tricot… (1845)
“ Qu'il transformât un rêve en réalité — comme En cercueil un berceau ! Que la douce amitié, ce suave dictame, Cette manne du ciel, Aux pleurs du malheureux dont la voix la réclame, Pût emprunter du fiel! J'ignorais (mais je sus depuis, science amère! ) Que l'âge pût tarir La source de l'amour dans le sein d'une mère Sans la faire mourir. Et maintenant enfin que de mes rêves d'ange Je suis déchu si bien ; Afin que ne s'échappe avec eux dans la fange Ma robe de chrétien, Oh ! ne me dites pas que le doute est sagesse, Que la religion, La foi, l'espoir en Dieu, sont, hélas ! ”
