Louis Gillet,
Histoire artistique des ordres mendiants
“ Vous allez voir comment cet art de Véronèse faillit lui attirer à Venise une mauvaise affaire, et lui mit un beau jour l’Inquisition sur les bras. Le fait est instructif ; il marque dans l’histoire un « coude » ou un tournant. De tous les Véronèse du monde, il n’y en a pas de plus beaux que ceux que nous avons au Louvre. Comme tableau idéal de la vie élégante, comme peinture d’une existence grandiose et patricienne, comme vision d’un univers à la fois familier et aristocratique, réel et romanesque, poétique et vivant, rien n’est au-dessus des Noces de Cana. ”
