Résumé

Portrait de Charles Yriarte Charles Yriarte Le Véronèse à la villa Barbaro

La coloration joue aussi son rôle comme dans toute construction Italienne; le jardin, planté sur la hauteur et couronnant la villa, forme un fond de verdure sur lequel elle se détache, noble au centre, avec sa belle architecture à la fois sévère et élégante, gracieuse, mais plus que simple, au second plan, où une décoration naturelle et inattendue exprime naïvement un usage du pays symbolisé par des guirlandes de maïs qui mûrissent au soleil, forment un feston continu et font une tache d’or dans l’ombre profonde de chaque arcade du second plan.
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Portrait de Charles Yriarte Charles Yriarte Le Véronèse à la villa Barbaro

Si, suivant une classification célèbre, Paolo n’est point un des dieux de la peinture, il peut prétendre à s’asseoir au banquet des héros. C’est un patricien de l’art, il a la facile conception du génie, il est sain, robuste, abondant et pompeux; sa maestria sans seconde, qui se joue des difficultés de son art et en triomphe avec une admirable aisance, n’empêche point cependant qu’il y ait une âme dans ce grand païen à la main si habile et si sûre.
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Portrait de Charles Yriarte Charles Yriarte Le Véronèse à la villa Barbaro

Elle est bordée de cippes, de pots à feu, de statues, rompue de distance en distance par de petites fontaines, des exèdres, des bosquets, des corbeilles de fleurs en marbre; la sculpture, dans sa forme, lutte contre la végétation elle-même. Nous nous engageons dans l’allée nouvelle, et nous avons enfin en face de nous la villa des Barbaro, assise au pied des collines et profilant sa silhouette monumentale sur les horizons des Alpes.
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