Résumé

Charles Clément Les pècheurs de l'Adriatique de Lèopold Robert (1872)

Il me semble que le spectacle de ces luttes intérieures contre le mal terrible qui le rongeait, de ces efforts obstinés, de ces aspirations énergiques et continuelles vers un but toujours plus élevé, est propre à captiver l'observateur du cœur humain, le philosophe, le moraliste aussi bien que l'artiste de profession.
Peu de temps avant sa mort, M. Aurèle Robert, le frère, l'élève, l'ami fidèle, le confident intime du grand peintre, me remit et me chargea de publier la correspondance de Léopold, jusqu'ici pieusement et jalousement conservée comme un trésor de famille.
Source : Gallica

Charles Clément Les pècheurs de l'Adriatique de Lèopold Robert (1872)

Ce que j'y vois surtout, c'est l'image de l'âme angoissée de Robert, le témoignage trop éloquent de son découragement, de son incurable tristesse.
Tout est ici d'une mélancolie profonde; plus que cela : sombre, navrant, désespéré. En se quittant, ces malheureux sentent que c'est sans retour ; et comme le disait Robert lui-même, « ce départ annonce la fin de tout. »
Les Pêcheurs de l'Adriatique furent d'abord exposés à Venise. Par son sujet, ce tableau chatouillait la fibre nationale.
Source : Gallica

Charles Clément Les pècheurs de l'Adriatique de Lèopold Robert (1872)

Au moment de partir, il écrivit à M. Marcotte : « Mon troisième tableau des Saisons serait bien en train maintenant, mais en y pensant bien, j'aime mieux quitter Florence; il y a une épine qui m'y pique; peut-être à distance la sentirai-je moins. »
En quittant Florence pour aller à Venise commencer son tableau de l'Hiver, Léopold Robert faisait le premier pas sur cette voie douloureuse qui devait le conduire si rapidement au désespoir et à la mort.
Source : Gallica

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