Charles Fegdal

Élements biographiques

Charles Fegdal Félix Vallotton (1931)

La mémoire est son serviteur prédominant. Les toits de tuiles d'un village, le coup de vent sur une haie vive, le sous-bois d'ombres mystérieuses ou le tournant de route qui poudroie sous le soleil, la plage et ses baigneurs, l'estuaire ensablé de la Seine, le crépuscule sur la mer, le ciel orageux sur l'océan ou le calme d'un port, Vallotton raconte tout cela sans effusion, peut-être, mais il le raconte, de mémoire, si picturalement vrai, sensible et profond, dans des gammes colorées qui lui sont si particulières, qu'on est bien obligé d'y trouver l'émoi qu'il y a mis pour nous le découvrir.
Source : Gallica

Charles Fegdal Dans notre vieux Paris : figures disparues… (1934)

C'était une bien jolie petite église que cette chapelle Saint-Julien-des-Ménétriers ! Sur la façade, deux
portes séparées par un pilier, trois niches contenant des statues dont l'une était la représentation de saint Genest en habit de ménétrier et jouant du violon ; un tympan orné de rosaces à verrières, une grande arcade ogivale encadrant le tout. Un haut pignon sur rue, un toit en avance, et, à califourchon sur le toit, un minuscule clocheton où furent hissées des cloches, grâce à la permission de Guillaume de Chanac, alors archevêque de Paris.
Source : Gallica

Charles Fegdal Félix Vallotton (1931)

Et puis un Salon lui donnait la migraine ; et la migraine le poussait au rire intérieur de l'humoriste lançant sa boutade : « Je me demandais aussi à quoi bon toute critique et même tout effort d'attention.
Est-ce vraiment la peine de s'intéresser à ce qui ne doit pas durer?. » Sans doute, le pessimisme gagnait-il Vallotton à la vue du flot, de l'incontinence, du débordement des toiles insignifiantes ou fades ; mais, au fond de l'artiste qui considère et juge les autres en son par-dedans, l'orgueil parfois faisait place à l'angoisse. «. Et ma peinture?. Et moi?. moi !. »
Source : Gallica

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