Charles Fegdal, Félix Vallotton (1931)
“ La mémoire est son serviteur prédominant. Les toits de tuiles d'un village, le coup de vent sur une haie vive, le sous-bois d'ombres mystérieuses ou le tournant de route qui poudroie sous le soleil, la plage et ses baigneurs, l'estuaire ensablé de la Seine, le crépuscule sur la mer, le ciel orageux sur l'océan ou le calme d'un port, Vallotton raconte tout cela sans effusion, peut-être, mais il le raconte, de mémoire, si picturalement vrai, sensible et profond, dans des gammes colorées qui lui sont si particulières, qu'on est bien obligé d'y trouver l'émoi qu'il y a mis pour nous le découvrir. ”
