Félix Vallotton

Définition et enjeux

Charles Fegdal Félix Vallotton (1931)

La peinture de Félix Vallotton est une peinture d'esprit cultivé, d'homme sensuel et d'observateur. Observateur inégalé à force d'être précis et rigoureux, observateur qui ne sait, qui ne peut mentir, peintre qui ne peut s'intéresser, qui ne peut aimer, que lorsqu'il est sûr de sa franchise intégrale, de son hommage à l'absolu. Alors, dès qu'on comprend cette sorte d'amour, dès que cet amour nous apparaît sur les toiles de Vallotton, quels qu'en soient les prétextes, les « sujets », alors nous avons fait un pas dans la compréhension et gagné notre plaisir.
Source : Gallica

Charles Fegdal Félix Vallotton (1931)

Tout inspiré qu'il ait été par son amour d'Holbein et du Poussin, Vallotton n'est, de ces maîtres, ni un reflet, ni une réplique, ni une copie. Il s'est assimilé, selon ses propres moyens, la grandeur de leur esprit. Il est possible que Félix Vallotton descende d'eux, il est non moins certain qu'il descend de M. Ingres, comme on descend non pas de la chair qui nous a façonnés, mais des intelligences, choisies par nous, qui ont fréquenté notre cerveau et, finalement, l'ont marqué et nourri de leur substantifique fluide.
Source : Gallica

Charles Fegdal Félix Vallotton (1931)

Oui, chère Louise Hervieu, oui « la gloriole pressée accourt à la galopade en perdant sa pantoufle ; la gloire vient lentement, avec noblesse, escortée de l'Immortalité. Elle arrive parfois quand le héros n'y est plus. ».
Félix Vallotton fut courageux devant la mort. De santé robuste, il est tout à coup atteint de douleurs au ventre, douleurs croissantes, douleurs intermittentes, mais effroyables.
Source : Gallica

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