Tristan Derème,
Le poème des griffons
(1938)
“ Donnez-moi licence de me détacher, en quelque manière, de ces préoccupations quotidiennes qui n'ont pas, au demeurant, beaucoup plus de poids que ce que vous êtes tout près de nommer mes billevesées. Je ne sais même plus en quel temps nous sommes, et puisque l'année qui commence... – Eh ! Monsieur, est-ce maintenant en l'été que les ans prennent leur source ? – Ils l'y rencontreraient aussi bien qu'au jour que nous nommons le premier de l'An. A chaque instant, une année s'ouvre et qui s'achèvera quand la terre aura fait une fois sa route autour du soleil. ”
