Résumé

Lord Feeling Revue des Deux Mondes

Je sanglottais. Quand je me sentis moins suffoqué, quand je pus parler, je tendis la main à la comtesse.
— C’est un adieu à tout, Mercedès ? je serai comme mort. Penserez-vous au moins un peu à moi ?
— Oui ! reprit-elle d’une voix émue.
Et elle me donna sa main que je pressai, et elle souriait les yeux humides.
Elle se leva de nouveau et s’approcha de la croisée. Elle pleurait aussi. Je la voyais s’essuyer les yeux avec son mouchoir. Elle revint bientôt et se tint debout près de moi, détournant la tête. Je repris sa main, je la serrai dans les deux miennes.
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Lord Feeling Revue des Deux Mondes

Sa joie fut plus folle et sa passion plus ardente qu’elles ne l’avaient jamais été en aucun de nos rendez-vous. Jamais je ne m’étais senti si heureux ; jamais je ne m’étais cru tant aimé.
Comme, après notre souper, nous nous levions de table, m’ayant pris le bras, la comtesse s’en voulut entourer la taille, mais la large garde de mon épée se trouvant entre nous et empêchant son étreinte :
— Mon beau chevalier, me dit-elle, est-ce que vous avez si peur de mes caresses, qu’il vous faille contre elles cette terrible lame ? Ne pourra-t-on vous embrasser cette nuit qu’armé ainsi de pied en cap ?
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Lord Feeling Revue des Deux Mondes

Déjà dans l’une et l’autre arène, un picador, qu’assistaient de leur mieux les capeadors et les chulos, se trouvait aux prises avec un taureau.
La tête me tournait. J’étais étourdi, frappé de vertige, ébloui. Je regardais bien, mais je regardais stupidement, je voyais à peine.
Tout-à-coup une éclatante et universelle clameur s’éleva des amphithéâtres, et me tira de cet engourdissement. Je frémis et tremblai de la tête aux pieds. Ô mon Dieu ! Une péripétie bien brusque et bien inattendue venait de rétablir toute l’unité d’action de ce drame sanglant.
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