Louis Véron, Cinq cent mille francs de rente… (1855)
“ Je ne suis qu'une pauvre orpheline vivant de son travail ; mon père, colonel de cavalerie, ne m'a laissé en mourant aucune fortune; vous ne trouverez donc en moi ni une jeune fille à séduire, ni une jeune fille à épouser. Les plus brillantes destinées vous attendent ! quant à moi, tout l'éclat, tout le luxe de cette maison ne m'éblouissent pas; je n'envie point les grandes richesses, et je suis bien loin de me plaindre de mon obscure pauvreté. Tant de sincérité, de bonne foi, de noblesse vraie, ajoutaient encore à l'admiration, à la passion subite qu'Anatole éprouvait pour Marie. ”
