Résumé

Louis Véron Cinq cent mille francs de rente… (1855)

Je ne suis qu'une pauvre orpheline vivant de son travail ; mon père, colonel de cavalerie, ne m'a laissé en mourant aucune fortune; vous ne trouverez donc en moi ni une jeune fille à séduire, ni une jeune fille à épouser. Les plus brillantes destinées vous attendent ! quant à moi, tout l'éclat, tout le luxe de cette maison ne m'éblouissent pas; je n'envie point les grandes richesses, et je suis bien loin de me plaindre de mon obscure pauvreté.
Tant de sincérité, de bonne foi, de noblesse vraie, ajoutaient encore à l'admiration, à la passion subite qu'Anatole éprouvait pour Marie.
Source : Gallica

Louis Véron Cinq cent mille francs de rente… (1855)

Il y a longtemps que je surveille Ledain. Dès qu'il eut pris pied dans nos bureaux, il se dit : Je serai le maître ! C'est de longue main qu'il a préparé tout ce qui arrive. D'un côté, élevant, contre tous les usages, au taux exorbitant de quatre pour cent l'intérêt de l'argent versé en dépôt dans nos caisses, il y a fait affluer des millions qu'on nous réclame aujourd'hui à l'improviste; d'un autre côté, protégeant auprès de M. Picard les spéculations les plus folles, il l'a entraîné à jeter imprudemment ses capitaux dans un très-grand nombre d'entreprises.
Source : Gallica

Louis Véron Cinq cent mille francs de rente… (1855)

Emue, presque effrayée du désespoir qui se trahissait sur les traits de Picard et dans son langage, Marie donnait par des gestes, par des mouvements de tête, son approbation, son adhésion aux paroles raisonnables, aux sentiments élevés de la marquise.
— Monsieur Picard, reprit madame de Pommereuse, nous attendrons quelques jours de plus, s'il le faut; mais le mariage d'Anatole se fera. Votre femme,votre fille et Marie seront pour vous autant d'anges sauveurs; n'en doutez pas, le bon Dieu ne restera pas sourd à leurs ferventes prières.
Source : Gallica

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