Émile Gaboriau,
Mariages d'aventure
“ Mais, mon garçon, à dix-huit ans, je savais déjà la foi qu’on doit ajouter à ces airs de candeur. Tu crois encore que de beaux yeux, tendres et timides, sont le reflet fidèle d’une belle âme! Mais qu’une femme veuille te tromper, ses yeux ne te révéleront rien de son cœur, pas plus que la surface calme et unie d’un lac ne te dira les vases et les scories amassées dans les profondeurs des eaux si limpides...—Mais je l’aime! s’écria Pascal qui avait presque les larmes aux yeux, je l’aime!—Hélas! mon pauvre ami, dit M. Divorne, je crains bien que ce soit sans espoir. ”
