Résumé

Damoclès Le dernier misérable. Tome 1 (1866)

N'est-ce pas, oh ! n'est-ce pas, qu'il est doux de vivre quand on aime ? Vous serez mon ange gardien, et je n'en aurai jamais d'autre. Ma vie sera suspendue à vos lèvres, et je vous dirai mon bonheur dans le langage des dieux. Vous n'êtes pas une femme, il y a longtemps que je le sais : vous êtes un ange du ciel, plus pur et plus suave que les vierges des anciens jours. Douce amie de mon coeur, voulez-vous encore que je meure ?
Elle l'entoura de ses bras et le tint serré contre son coeur.
— Que Dieu nous pardonne, Léon ! dit-elle, car nous sommes parjures et sacrilèges.
Source : Gallica

Damoclès Le dernier misérable. Tome 1 (1866)

La Vénus de Milo est une belle statue, répondit Léon, mais je vous jure mes grands dieux que je n'en rêverai de ma vie. Il manque à tous ces chefs-d'oeuvres de la statuaire, Vénus de Milo , Polymnie de Praxitèle , duchesse de la Plennoye ou comtesse de Lerzy, ce sublime et dernier don du ciel que Dieu a fait à la femme pour la rendre femme : c'est la faculté d'aimer. Enlevez le coeur d'une femme, vous avez moins qu'une statue. Les vraies femmes d'aujourd'hui, c'est chez nous, peuple, qu'il faut les chercher ; voyez Marguerite.
Source : Gallica

Damoclès Le dernier misérable. Tome 1 (1866)

Si jamais vous avez besoin d'aide, pensez à moi: vous m'obligerez.
— Pourquoi vous en allez-vous ainsi vivre seul au fin fond de l'Espagne ? fit Anatole. A votre âge, jeune, riche et distingué comme vous l'êtes, c'est presque un suicide : je mettrais ma main au feu qu'il y a du sexe làdessous.
— Monsieur Anatole, répondit Léon, vous êtes un brave coeur et je crois pouvoir me fier à vous. Sachez donc que j'aime la femme la plus belle, la plus noble, la plus pure qui soit sous le ciel. Je vais vivre à côté d'elle, non en amant, mais en frère.
Source : Gallica

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