Edgar Monteil,
Les petites mariées
(1883)
“ Paul, dit la Bentourette, en se rapprochant de lui, j'attendrai le temps que tu voudras si je sais que tu m'appartiens, mais je mourrais d'ennuis et de peines si je ne te voyais plus jamais. Tu sais que, moi, je n'ai que mes chèvres et mes fleurs, et que rien ne vient distraire de toi ma pensée. C'est le moins que je m'occupe de toi continuellement puisque je t'aime. Je t'aime, Paul, et je ne sais comment cela est arrvié. J'éprouve un tas de sensations nouvelles, et c'est à cause de toi assurément, puisque si je me demande : Est-ce de l'amour ? Mon cœur me répond : Oui. ”
