Zénaïde Fleuriot,
Un enfant gâté (3e éd.)
(1881)
“ « Léopold, connais-tu la mer? lui demanda gracieusement Amélie en le rejoignant dans son coin. — Oui, dit-il, je l'ai vue. — Tu ne l'aimes pas? » Léopold la regarda d'un air narquois qui était tout à fait sot. Il aimait tout ce qui servait à ses petits plaisirs égoïstes; mais la mer, à quoi cela servait-il de l'aimer? « La mer, c'est très-beau, continua Amélie pensivement. — C'est très-grand, ajouta Édouard. — C'est superbe, renchérit Gustave; une promenade en mer, c'est ce qu'il y a de plus charmant au monde. — Et quand on se noie? » remarqua Léopold avec son petit air prudent. ”
