Résumé

George Perrot Démosthène et ses contemporains…

C’est sur la fortune qu’ils comptent ; elle les pousse en avant et les remporte en arrière, comme le flot joue avec les épaves d’un naufrage. Quant à Démosthène, il se montra tout d’abord, dans ses affaires privées, ce qu’il devait être dans toute sa vie publique, un esprit net, une ferme volonté. Pour être à la hauteur du rôle qu’il s’était tracé, il devait apprendre deux choses, le droit et l’éloquence. Comment trouver un maître qui fût tout à la fois orateur et jurisconsulte, qui pût, à lui seul, tout enseigner à son élève ?
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George Perrot Démosthène et ses contemporains…

On croirait lire un exorde d’Isée. C’est la même simplicité honnête, le même art de se donner tout d’abord le beau rôle et de prévenir les esprits en sa faveur. Il y a plus ; sans parler d’expressions et de tours que les commentateurs ont signalés comme se rencontrant à la fois dans Isée et dans les œuvres de jeunesse de Démosthène, on trouve dans la dernière page du premier discours contre Onétor tout un lieu-commun sur l’efficacité de la torture ; or ce développement est emprunté presque mot pour mot à l’un des plaidoyers d’Isée qui nous sont parvenus.
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George Perrot Démosthène et ses contemporains…

Au point où les choses en étaient venues, il jugea nécessaire de donner de sa personne ; il se leva, il prit la parole ; il supplia les juges, en pleurant, de ne point accabler Aphobos sous le poids d’une dette qu’il ne pourrait jamais payer ; il les conjura de n’accorder à Démosthène qu’un talent. Pour ce talent qu’il proposait au nom d’Aphobos, Onétor offrait sa propre caution. C’était présenter Aphobos comme insolvable et dépasser le but. Athènes, quelque figure qu’elle fît dans le monde ancien, n’était pourtant à certains égards qu’une petite ville
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