Gavarni,
La correctionnelle, petites causes célèbres…
(1840)
“ M. le Président. Comment Friou était-il coupable du délit dont vous vous plaignez?. Voilà ce qu'il faut expliquer au tribunal. Friou. Vous devez voir qu'il a des lubies, et qu'il lui passe des rats par la tête : il ne sait ce qu'il dit. Cocquet. Vandale, taisez-vous ! M. le Président. Parlerez-vous enfin ? Cocquet. Comme je vous l'ai dit, je suis un nourrisson des Muses ; je n'ai que ma lyre pour tout potage. Comme l'a fort bien dit un ancien, la pauvreté est inséparable du culte d'Apollon. Friou. Voilà bien des façons pour vous dire qu'il mène une vie de gueux. ”
