Résumé

Choix des causes célèbres jugées dans les tribunaux de Paris… (1793)

Au moment même où nous plaidons, dans ce moment où madame de Commerre, su bjuguée par des inspirations étrangères, vient déchirer, avec une feinte assurance , son mari, le père de ses enfans, l'époux qu'elle s'est choisi, qu'elle a
serré dans ses bras , elle porte dans son sein le troisième gage d'une tendresse mutuelle , les marques du plus parfait amour. Comment cette idée n'a-t-elle pas arrêté la dame de Commerre ? Comment ce qui seroit pour tant d'autres un motif de resserrer l'amour conjugal, n'est-il pour elle qu'un sujet de haine et de rupture ?
Source : Gallica

Choix des causes célèbres jugées dans les tribunaux de Paris… (1793)

Quelque ridicule que les ennemis de la révolution aient prétendu jeter sur les tribunaux actuels, la confiance et le respect d'un peuple libre ont assez prouvé que ce n'est pas du tout la grandeur d'une salle, ou la richesse et l'éclat d'une simarre, qui décident de la majesté d'un tribunal. Imaginez un seul homme, simplement vêtu, mais illustre par sa probité incorruptible, et par ses connoissances profondes, siégeant dans une place publique ou dans les champs, au pied d'un vieux arbre
Source : Gallica

Choix des causes célèbres jugées dans les tribunaux de Paris… (1793)

Mais l'enfant de la nature et d'un amour secret, n'appartient qu'à son pèreet à la mère qui l'ont mis au monde: il n'a point de famille, la maison même de son père n'est pas la sienne; il n'ose s'y asseoir à côté des autres enfans, il n'a droit à aucun ordre ni primauté de naissance, il est le dernier de tous, ou plutôt il n'est point compté, et dans le sein de foyers paternels il est comme en une terre étrangère: telle est la peine cruelle qu'une Loi, peut-être trop dure, lui inflige en haine du crime de ses parens.
Source : Gallica

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