Résumé

Le drame de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or… (1903)

« Pierrette Gayet, c'est notre danger, c'est l'ineffable mélancolie qui plane sur ce procès ; c'est un pâle et doux fantôme qui fascine et entraîne. N'importe, il faut faire oeuvre d'homme et passer ! »
Nous ne passerons pas! Il ne s'agit ni de rêve, ni de mélancolie, mais de réalité saisissante !
Pierrette, c'est le témoin le plus imposant dans ces débats ; c'est le témoin qui prédit le crime avec les événements passés et qui confond l'assassin !
Pour nous, c'est un ange d'innocence et de pureté, qui a droit au respect de tous !
Source : Gallica

Le drame de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or… (1903)

Qu'importe que Chrétien ou Deschamp ou Joannon ait volé plus ou moins ? Au point de vue général, nous restons sur cette base solide, nous nous attachons à cette proposition si simple. Un préparateur qui instruit, qui combine, qui excite, qui commande ; un intermédiaire qui recrute ; un faible qui succombe, et plus tard révèle tout ; — deux abominations enfin. Encore une fois, voilà le drame. Si l'on en sort, si on change la proposition, la démonstration, tout n'est plus qu'incertitude et ténèbres : c'est le triomphe de Joannon, c'est le doute forcé, pour vous, Messieurs les jurés.
Source : Gallica

Le drame de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or… (1903)

Pour arriver à la solution du problème qui nous occupe, ce que nous devons surtout rechercher, c'est de lire au fond du coeur des accusés ! Eh bien ! dites si vous le voulez que vous ne pouvez lire au fond du coeur de Joannon, de Chrétien, de Deschamp, je le veux bien ; dites que vous ne pouvez savoir ce que cachait de sinistre ce calme apparent : soit. Mais ici la conscience de l'accusée est ouverte à vos regards. Vous pouvez pénétrer dans les replis les plus cachés de son âme. Disons-le donc : oui, c'était une bonne et brave femme que la pauvre Marie Viard, femme Deschamp.
Source : Gallica

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