Résumé

Procès de Fieschi et de ses complices… (1836)

Ainsi, Messieurs, l'expertise seule de la machine, l'expertise faite sur la charge des canons, met, pour ainsi dire, Morey hors de cause.
Mais on dit à Morey : Vous vous êtes présenté dans la maison où le crime a été commis ; vous y avez loué un appartement avec Fieschi ; et dans le dernier moment où le crime se préparait, celui peut-être où il allait s'accomplir, c'est encore vous qu'on y trouve comme l'auxiliaire et l'oncle de Fieschi.
Mais c'est là une question traitée par la question même. Jamais de la vie on n'a vu une identité moins constatée.
Source : Gallica

Procès de Fieschi et de ses complices… (1836)

Sur le crime en soi, pas une expression ne m'échappera qui ne soit celle de l'indignation la plus profonde. Un crime affreux dans sa pensée, non moins affreux dans son exécution ; un crime qui tendait à frapper, par le plus lâche assassinat, le plus sage, le plus nécessaire des rois qui nous aient été départis encore; un crime qui, pour prix de son dévouement depuis cinq années à la chose publique, pour récompense de ses efforts afin de maintenir au dehors l'indépendance nationale, au dedans l'ordre, la liberté, la paix, voulait l'immoler, et d'un même coup sa jeune et noble race
Source : Gallica

Procès de Fieschi et de ses complices… (1836)

On a dit que, si Morey en avait imposé à la justice, il aurait bien fait, qu'on lui en aurait donné le conseil. Oh! sans doute, c'est là une maxime qui est échappée au défenseur. Nous ne pouvons supposer que sous la robe d'avocat on émette cette doctrine, que l'accusé fait bien d'en imposer à la justice, de mentir à sa conscience. Un tel conseil n'est pas seulement immoral, il est funeste, donné à un innocent ; qu'on y prenne garde, l'innocence ne craint pas la vérité; elle la cherche et la proclame, parce qu'elle doit amener son triomphe.
Source : Gallica

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