Résumé

Cour d'assises de la Seine. Affaire Huber… (1838)

Vous connaissez l'épisode de l'interligne. Un seul mot fait connaître la destination prétendue de la machine ; Steuble proteste contre les mots qui ont été intercallés. Je crois à la déclaration faite par Steuble avec l'énergie que vous savez; vous savez pourquoi. C'est M. Simonnin qui s'est trouvé entre l'accusé et M. le juge d'instruction. Je le crois capable de faire ce dont Steuble l'accuse, et si vous connaissez les renseignements que j'ai reçus, vous penserez comme moi sur le compte d'un homme dont la moralité a été mise à l'abri derrière un arrêt.
Source : Gallica

Cour d'assises de la Seine. Affaire Huber… (1838)

M. le Président. Heureuses brutes que ces hommes honorables qui, dans leur travail et leur industrie, vont uniquement chercher leurs moyens de subsistance et ceux de leurs femmes et de leurs enfants ! Mais, restons-en là.
Huber. Non pas ! non pas! si vous voulez engager la discussion, je suis tout prêt; mais vous avez là vos lois de septembre ! Si vous voulez me permettre de répondre, je suis tout prêt.
M. le Président. J'ai dû répondre, pour vous comme pour tous, à l'accusation portée contre le pouvoir, de laisser à dessein le peuple dans l'état d'abrutissement.
Source : Gallica

Cour d'assises de la Seine. Affaire Huber… (1838)

Déjà condamné pour un crime d'attentat, Annat est un de ces hommes qui se trouvent toujours prêts à entrer dans un complot.
Nous le voyons dans cette affaire, recevoir et loger Huber pendant ses deux voyages à Paris, il le fait passer pour son cousin.
Quand Huber est à Londres, c'est Annat qui lui envoie de l'argent au nom de Laure Grouvelle.
C'est chez Annat que se trouve la pièce la plus grave émanée de la main d'Huber.
Vous apprécierez, Messieurs, si sa culpabilité est démontrée ; quant à nous, nous vous devons l'expression de notre conviction : elle est acquise contre lui.
Source : Gallica

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