Résumé

Attentat du 28 juillet 1835 : Procès de Fieschi… (1835)

Me Chaix-d'Estange reproche aux défenseurs de Pepin et de Morey d'avoir dit que l'on voudrait faire à Fieschi un chemin triomphal sur l'échafaud, paroles cruelles et barbares qui ont frappé au coeur cet homme infortuné, ne sont pas de nos temps, et puis si vous préparez sous lui l'échafaud jamais sa marche ne sera une ovation, elle ne sera jamais un triomphe.
Puisque deux complices l'accablent lui parlent d'échafaud, il ose lui vous parler de bonté, d'indulgente, ne le forcez pas à désespérer de Dieu comme il a désespéré des hommes.
Source : Gallica

Attentat du 28 juillet 1835 : Procès de Fieschi… (1835)

Il est décoré de Juillet ; mais que Dieu me punisse s'il a, jamais été aux barricades ; il n'y a pas de danger. Je demande grâce pour mes deux complices, car Boireau ne l'est pas. Je ne demande pas grâce pour moi ; je ne serais plus heureux sur la terre. J'ai toujours regardé la mort comme une loi générale ; quand la nature nous fait, elle ne nous dit pas : Tu vivras long-temps.
Pour moi, j'ai dit la vérité, je ne demande qu'une chose, c'est qu'en me lisant ma sentence, dans 24 heures peut-être, la cour me fasse dire : Tu as dit la vérité, la loi te condamne à la peine capitale.
Source : Gallica

Attentat du 28 juillet 1835 : Procès de Fieschi… (1835)

Pendant la lecture de l'acte d'accusation, Fieschi qui continue de sourire tire de sa poche un carnet et un crayon et prend des notes. Pepin s'appuye sur la balustrade.
La lecture de l'acte d'accusation se fait au milieu du plus profond silence, à l'endroit où il est question des preuves qui établissent la complicité de Morey, celui-ci hoche la tête et se met de côté sur son bauc, d'un air mécontent. A ce moment Fieschi se lève et reste debout les bras croisés. Il porte sa
tête de tous côtés et regarde dans les tribunes.
Source : Gallica

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