Émile Campardon, L'Académie royale de musique au XVIIIe siècle… (1884)
“ Mais, plus heureuse que Mlle Petit, danseuse, qui fut, en 1740, pour semblable aventure, momentanément rayée des contrôles de l'Académie royale de musique, Mlle Laguerre en fut quitte pour la peur et probablement pour une peine disciplinaire (1) . Choisie quelque temps après pour doubler certains premiers rôles, elle ne tarda pas à conquérir tous les suffrages, tant à cause de la pureté et de la sensibilité de sa voix, l'une des plus belles qu'on eût jamais entendues au théâtre, que par sa ravissante figure, ronde et vermeille, que l'on ne manqua pas de comparer à une rose. ”
