Ch. d' Arcis, Les Tribunaux cocasses. La correctionnelle pour rire… (1888)
“ Quant à son nez, qui a dû lui coûter cher à mettre en couleur, c'est tout un poème. Monumental, garni de poils indisciplinés qui vagabondent sur les bords de formidables narines, le nez de Canaron ressemble à une betterave cuite, une betterave rouge bien entendu, sur les flancs de laquelle s'étageraient capricieusement des excroissances de toute forme et de toute dimension. Brillant comme un charbon ardent dans l'antre de Mme Thémis, il étonne l'huissier, fait loucher le greffier, inquiète les municipaux, stupéfie le tribunal et soulève la curiosité du public. ”
