Résumé

Ch. d' Arcis Les Tribunaux cocasses. La correctionnelle pour rire… (1888)

Quant à son nez, qui a dû lui coûter cher à mettre en couleur, c'est tout un poème. Monumental, garni de poils indisciplinés qui vagabondent sur les bords de formidables narines, le nez de Canaron ressemble à une betterave cuite, une betterave rouge bien entendu, sur les flancs de laquelle s'étageraient capricieusement des excroissances de toute forme et de toute dimension.
Brillant comme un charbon ardent dans l'antre de Mme Thémis, il étonne l'huissier, fait loucher le greffier, inquiète les municipaux, stupéfie le tribunal et soulève la curiosité du public.
Source : Gallica

Ch. d' Arcis Les Tribunaux cocasses. La correctionnelle pour rire… (1888)

LE PRÉVENU. — Un repentir de première classe, mon Président.
M. LE PRÉSIDENT. — Le tribunal vous en tiendra compte, vous dis-je.
LE PRÉVENU. — Alors je m'ai dit : « Avec quoi que tu vas te périr, mon pauvre Cadet ? Si t'accroches à une solive, ton gredin de gendre sera trop content d'avoir de la corde dépendu ; si tu vas te neyer, on en rira pendant longtemps, de l'eau-que t'as bue sur tes vieux jours; si tu te flanques un coup de pistolet, ça fera des saletés dans la chambre, et d'ailleurs t'en as point de pistolet, toi. »
Source : Gallica

Ch. d' Arcis Les Tribunaux cocasses. La correctionnelle pour rire… (1888)

LE PRÉVENU. — C'est simple comme bonjour pourtant. Mon épouse passait avec sa mère auprès de la gare Montparnasse oùsque le Badureau vendait des petits cornets sur le trottoir, et comme la gaillarde est plus curieuse qu'une guenon, elle ne manqua pas de s'approcher pour voir et de tendre son bec comme une serine. Alors le Badureau a fait signe à une espèce de grand flandrin à souliers pointus, qu'avait l'oeil sous verre comme un melon, à ce que m'a raconté Phrasie, en lui disant: « Essayez, vous allez rien rigoler. On peut risquer le paquet pour ses quat' sous. »
Source : Gallica

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