Résumé

François Beslay Des formes et du style de la plaidoirie… (1860)

Nous ne savons pas, Messieurs, ce que nous réserve l'avenir. Hommes publics ou hommes privés, nous ne pouvons prévenir, par des espérances
indiscrètes et imprudentes, les destinées qui nous attendent; mais ce que chacun de nous peut faire sans crainte, c'est de donner à sa pensée, à sa parole, à son esprit tout entier, ces fortes et salutaires habitudes qui, avec la grandeur du caractère,
rendent l'homme capable de tout supporter, de tout oser. Dans presque tous les temps, l'art de bien dire a joui d'une liberté qu'aucun pouvoir, quelque absolu qu'il fût, n'a osé lui envier.
Source : Gallica

François Beslay Des formes et du style de la plaidoirie… (1860)

Vous le voyez, Messieurs, il y a deux grandes époques pour l'histoire de la plaidoirie, deux mouvements pour ses destinées. L'ancien régime de la plaidoirie, c'est l'imitation servile de modèles étran-
gers, c'est la perpétuelle affectation dans la parole, le respect d'une forme arbitrairement convenue.
Une fausse doctrine littéraire est le principe de ces errements funestes, c'est qu'il y aurait lieu à distinguer entre le fond et la forme, et que la parole peut
être éloquente et belle, quand la pensée n'est ni grande ni vraie.
Source : Gallica

François Beslay Des formes et du style de la plaidoirie… (1860)

Sa plaidoirie, miroir de son âme, reflète je ne sais quelle image lumineuse du droit et de la liberté.
Élevé dans les luttes d'un Barreau qui n'est pas le nôtre, Messieurs, mais appelé à tenir partout l'un des premiers rangs, un autre donne par son talent comme une définition vivante de l'éloquence elle-même, si
l'éloquence, comme l'a dit un ancien, n'est autre chose que la raison passionnée.
Source : Gallica

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