Résumé

Georges Flogny Éloge de Jules Nicolet : discours prononcé à l'ouverture de la conférence des avocats… (1884)

Sous le coup des impressions diverses qu'avait éveillées en lui la plaidoirie de son adversaire, sa nature vibrait tout entière ; livrée à elle-même, elle laissait s'épancher le flot pressé et longtemps contenu des sentiments qui l'avaient agitée; et dans ce grand effort de l'improvisation, Nicolet trouvait ces accents qui font monter l'âme sur les lèvres de l'orateur, et qui, en communiquant aux hommes les émotions dont elle est pleine, assurent à la parole humaine toute sa puissance.
Source : Gallica

Georges Flogny Éloge de Jules Nicolet : discours prononcé à l'ouverture de la conférence des avocats… (1884)

Ce n'était plus le fier et intrépide orateur d'autrefois , mais l'homme dont tant de tristesses et tant de deuils, les siens et les nôtres, avaient encore assombri le visage, et courbé la stature qui pliait sous le poids de la vie comme sous le poids d'un trop lourd fardeau. Quel contraste avec ces jours lointains où, dans le procès Orsini, Jules Favre et Nicolet se levaient tous deux du même banc de la défense : l'un à la veille d'être élu bâtonnier de notre Ordre et dans tout l'éclat de sa brillante carrière
Source : Gallica

Georges Flogny Éloge de Jules Nicolet : discours prononcé à l'ouverture de la conférence des avocats… (1884)

Selon lui, c'était moins une question de principe qu'une question de mesure ; et une certaine coquetterie dans l'ajustement lui semblait donner à la pensée un charme plus insinuant et une séduction plus vive.
Lorsque Nicolet paraissait à la barre, tout révélait en lui l'homme façonné pour les luttes de la parole. La voix d'un timbre sonore et harmonieux, flexible et se prêtant à
tous les accents, était un admirable instrument.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature