Victor Émion

Élements biographiques

Victor Émion Des délits et des peines, en matière de fraudes commerciales… (1857)

Rien n'est plus juste et plus simple. Le boulanger, qui a le droit de vendre le pain de fantaisie au prix qui lui convient, obtient ainsi une bonification facile à recouvrer ; de son oôté, l'acheteur se rend, au moyen du pesage, un compte exact du prix qu'il paie.
Peut-il y avoir dans ce fait, tromperie, de la part du boulanger, sur la quantité de la marchandise livrée?
Evidemment non, puisque l'acheteur connaît le poids réel de l'objet dont il se livre ; c'est en
parfaite connaissance de cause qu'il agit, et, par conséquent, on ne peut pas dire qu'il soit trompé par son vendeur.
Source : Gallica

Victor Émion Le fermier et la loi (1873)

La première de toutes les nécessités qui se révèlent en agriculture est l'obligation, pour le fermier, de consacrer des capitaux considérables à son exploitation, s'il veut en tirer un profit convenable.
Comment, en effet, le cultivateur pourra-t-il faire les frais nécessaires pour l'achat des semences, pour les travaux de culture, pour la fumure des terres, pour l'outillage agricole, pour le renouvellement du bétail, pour le drainage et l'irrigation, pour les industries, accessoire naturel de l'exploitation de la ferme, s'il n'est pas à même de disposer d'un capital plus ou moins important.
Source : Gallica

Victor Émion Des délits et des peines, en matière de fraudes commerciales… (1857)

Le législateur a sagement agi en ne punissant que la tromperie sur la nature. Il a compris que la qualité est une chose difficile à apprécier ; que le défaut de qualité ne peut causer à l'acheteur un aussi grave préjudice que le défaut d'identité ; qu'enfin, si la tromperie sur la qualité était réprimée par la loi, on verrait trop souvent un acheteur, mécontent de son marché, dénoncer le vendeur pour un prétendu défaut à peine appréciable.
Source : Gallica

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