Louis Couture

Élements biographiques

Louis Couture Du Gouvernement héréditaire en France et des trois partis qui s'y rattachent… (1850)

Ce n'est pas à coup sûr dans ce qu'il apprend de nouveau que cet aperçu politique puise une grande autorité. Le citoyen sait parfaitement qu'il est homme, autant ni plus ni moins qu'un autre citoyen. Il sait tout aussi bien qu'il n'a eu besoin de rien faire pour le devenir, et qu'il continuera de l'être, quoi qu'il fasse. L'homme d'État humanitaire ne peut donc s'adresser ni à l'orgueil ni aux regrets du passé, pas plus qu'au désir ou à la crainte pour l'avenir. Il ne peut s'adresser à aucun des grands motifs de l'activité de l'homme, à aucun instinct puissant de la nature humaine.
Source : Gallica

Louis Couture Du Système parlementaire en France et d'une réforme capitale… (1844)

La volonté d'un seul homme est toute la loi, ses passions du moment y sont la raison de tout. Il est vrai que les courtisans ont, pour prévenir leur ruine, des révolutions de palais et des assassinats. Car, ainsi que nous l'avons établi, là où le pouvoir est sans limite, rien ne saurait garantir sa durée. Il vit au jour le jour; pour lui, le passé est sans conseil, l'avenir sans droit, le progrès impossible : en un mot, tout est abandonné aux incertitudes de l'individualisme, c'est-à-dire au hasard.
Source : Gallica

Louis Couture Parallèles historiques. Napoléon… (1852)

Louis XIV ne se demande pas qui empêchera la royauté française, telle qu'il la fixe, de s'avilir sous un Louis XV, de s'évanouir sous un Louis XVI.
Louis XIV fut un grand citoyen. Personne n'a porté plus haut que lui l'orgueil, qu'on ne peut porter trop haut, de commander et de représenter la France. Tout entier à son rang, — ce qui, plus qu'on ne croit, veut dire à son devoir;— Louis XIV vit toujours en roi; et
nul plus que lui n'a confondu sa propre vie avec la vie de la nation.
Source : Gallica

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