Résumé

Louis Couture Parallèles historiques. Napoléon… (1852)

L'omnipotence de son génie, son incroyable activité, comme le calme imperturbable de ses instincts, lui rendaient bien facile de se passer de ces institutions qui ont aidé les autres à continuer sa lâche et à gouverner après lui. Si Napoléon eût voulu régner comme on règne à Constantinople, comme aimait à régner Louis XIV, la France, tant qu'il l'eût gouvernée, eût gardé sa gloire et sa grandeur. Mais, après lui, celui-là qui aurait été tout eût disparu tout entier. Au lieu d'une société nouvelle, nous n'aurions eu qu'un grand règne.
Source : Gallica

Louis Couture Parallèles historiques. Napoléon… (1852)

Louis XIV ne se demande pas qui empêchera la royauté française, telle qu'il la fixe, de s'avilir sous un Louis XV, de s'évanouir sous un Louis XVI.
Louis XIV fut un grand citoyen. Personne n'a porté plus haut que lui l'orgueil, qu'on ne peut porter trop haut, de commander et de représenter la France. Tout entier à son rang, — ce qui, plus qu'on ne croit, veut dire à son devoir;— Louis XIV vit toujours en roi; et
nul plus que lui n'a confondu sa propre vie avec la vie de la nation.
Source : Gallica

Louis Couture Parallèles historiques. Napoléon… (1852)

Il n'y a pas, dans ce long règne, un seul jour où perce la pensée de donner à la royauté, pour aide et pour nouvel appui, à la place de l'ancien système anéanti des pouvoirs féodaux, un système nouveau de forces politiques prenant sa vie dans des institutions liées à la monarchie d'une façon permanente, et non dans la volonté personnelle de chaque roi, cette volonté plus changeante encore que les règnes!
Pour Louis XIV, la royauté est parfaite quand elle n'est entourée et servie que des créatures du roi.
Source : Gallica

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