Thomas Rowlandson

Définition et enjeux

Augustin Filon,  Revue des Deux Mondes

“ Un d’eux, qui, avant d’être défiguré par une horrible blessure, a été un bel homme et un brave soldat, est en train de rendre l’âme. Le spectacle est navrant et l’odeur de mort est terrible. Le maître d’armes, prêt à défaillir, s’éloigne. Rowlandson demeure au pied du lit. La curiosité de l’artiste supprime en lui la pitié et le dégoût. Il n’a qu’une pensée : fixer cette agonie qui s’offre à lui. En quatre coups de crayon, il la tient. ”
Source : Wikisource

A. Filon,  Revue des Deux Mondes

“ Cette classe haïssait l’art et la beauté ; la science même lui était suspecte à moins qu’elle ne lui mit dans les mains un instrument de pouvoir et de fortune. Son esprit était étroit, hargneux, jaloux, ses mœurs ennuyeuses, sa religion purement littérale, vide de sympathie, dénuée d’idéal, plus juive que chrétienne. Pourtant elle avait ses vertus, des vertus agissantes et efficaces : elle était énergique, laborieuse et pure. Rowlandson avait tort : ces gens-là ne dormaient pas. Ils priaient et travaillaient. ”
Source : Wikisource

Portrait de Armand Dayot Armand Dayot,  La peinture anglaise : de ses origines à nos jours (1908)

“ Il compose ses groupes, il fait grouiller ses foules avec plus d'habileté que Gillray, et sous la vive caresse de son crayon ou de son pinceau, le grotesque le plus désopilant surgit a côté des grâces les plus savoureuses, des charmes les plus exquis. Il y a en cet étonnant artiste de l'Hokusaï et du Gravelot, du Cosway et du
Daumier. Il est assurément le premier des caricaturistes de l'Angleterre. Son art, a la fois prime-sautier et savant, domine de beaucoup celui de Gillray, d'un graphisme si froid et si prétentieux. Il mérite l'éloge de Reynolds.
L'œuvre de Rowlandson est considérable.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature