A. Filon

Élements biographiques

A. Filon,  Revue des Deux Mondes

“ Le véritable gourmet ne serait-il pas celui qui mange seul et ne veut aucun témoin à ses émotions, à ses méditations ? Comme l’amoureux, il veut la solitude du tête-à-tête et, comme le religieux, le silence de la cellule. Point d’autre confident qu’un vieux valet, qui sourit respectueusement à son bonheur et le comprend d’autant mieux que, tout à l’heure, à l’office, il finira les plats. Ce drame gastronomique du dîner, qui a, comme les autres drames, ses préparations, ses phases, sa péripétie et son dénouement, Rowlandson l’a déroulé devant nous avec la puissance et la sobriété d’un maître. ”
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A. Filon,  Revue des Deux Mondes

“ C’est surtout la caricature qui nous donnera, — si nous faisons la part de l’exagération, — l’histoire du vêtement pendant cette époque mémorable qui voit finir le dernier macaroni et apparaître le premier des dandies. Un changement radical s’opère et il aurait, comme tous les changemens, sa raison historique et philosophique s’il correspondait à une transformation profonde dans les mœurs et dans les idées, comme on est d’abord porté à l’imaginer.
En deux mots, le costume des femmes paraît tendre vers la vérité, celui des hommes vers l’égalité et la simplicité.
”
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A. Filon,  Revue des Deux Mondes

“ Cette classe haïssait l’art et la beauté ; la science même lui était suspecte à moins qu’elle ne lui mit dans les mains un instrument de pouvoir et de fortune. Son esprit était étroit, hargneux, jaloux, ses mœurs ennuyeuses, sa religion purement littérale, vide de sympathie, dénuée d’idéal, plus juive que chrétienne. Pourtant elle avait ses vertus, des vertus agissantes et efficaces : elle était énergique, laborieuse et pure. Rowlandson avait tort : ces gens-là ne dormaient pas. Ils priaient et travaillaient. ”
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