Charles de Massas,  Les Derniers jours de l'Empire… (1842)

“ Voici l'heure où le dieu paisible De la nuit et des songes vains Sous le poids d'un sceptre invisible Courbe la tête des humains; Où l'on entend des voix funèbres Gémir au milieu des ténèbres, Parmi les saules du vallon ; Où le vent sur la fleur sommeille : Tout repose. Un seul homme veille; Cet homme, c'est NAPOLÉON.
Sur ce large roc qui domine Des mers la triste immensité, Que fait-il, quel projet incline Son front chargé d'adversité ?
Demande-t-il à la nature La volupté tranquille et pure Qu'elle aime à verser sur nos maux?
”
Source : Gallica

Charles de Massas,  Études sur le Havre, ou Examen des divers systèmes proposés pour l'extension de ce port… (1838)

“ Vous le voyez port de mer et port de rivière, lié par la mer avec le monde, par la Seine et par le chemin de fer avec Paris. Vous savez que la pleine mer repose deux heures entières sur sa plage ; que sur sa rade s'élèvent des bancs solides, lieux de périls, aujourd'hui de refuge et de défense quand les hommes l'auront voulu ; qu'à la place de remparts inutiles, des bassins d'une éternelle utilité peuvent être creusés, et que, tandis que l'on néglige ces fécondes ressources, le commerce étranger multiplie les siennes. ”
Source : Gallica

Charles de Massas,  Les Derniers jours de l'Empire… (1842)

“ Ignorée au milieu des flots, N'offrait dans son port tutélaire Qu'un humble asile aux matelots, Et qui, vouée à l'esclavage, Voit de vingt peuples, sur sa plage, Se déployer les étendards, Où règne une terreur profonde, Et qui semble fixer du monde Et les craintes et les regards?
Ne crains pas que ton nom modeste Un jour par les temps soit détruit, Ile d'Elbe ! un rayon céleste Le protège contre leur nuit.
Souvent, sur ton bord solitaire, L'enfant d'une terre étrangère Viendra, de regrets agité, Chercher, ainsi qu'aux murs de Rome, L'asile où le pied d'un grand homme Imprima l'immortalité.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature