Prosper Tarbé, La vie et les oeuvres de Jean-Baptiste Pigalle sculpteur (1859)
“ Quand on fit la vente des objets d'art que Madame de Pompadour avait possédés, Pigalle la suivit avec intérêt. Quels ne furent pas son chagrin et son mépris pour les hommes, quand il vit M. de Marigny mettre à l'encan la statue de sa soeur, quand il vit les enchères soutenues non par le Roi, non par les gens qui s'étaient dit les amis de la Marquise, mais par des hommes étrangers à la France. Son coeur s'émut de reconnaissance et d'indignation et il soutint la concurrence : il se fit adjuger son oeuvre pour un prix montant presque au double de celui qu'il avait reçu. ”
