Jean-Baptiste Pigalle

Définition et enjeux

Prosper Tarbé La vie et les oeuvres de Jean-Baptiste Pigalle sculpteur (1859)

Mais si Pigalle ne chercha ni à agrandir ni à embellir la nature ; il sut l'observer, la sentir et la rendre. Si son goût de dessin manqua un peu de grandeur et de liberté, il était pur et sage ; son exécution était soignée sans recherche ; il fut toujours simple et vrai, et, ce qui est un mérite très précieux et très rare, il ne fut jamais maniéré. La manière est un grand défaut en peinture ; mais c'en est un, à ce qu'il nous semble, insupportable en sculpture. Enfin, si on ne peut pas placer Pigalle au rang des hommes de génie, on ne peut lui refuser une place avec le petit nombre
Source : Gallica

Prosper Tarbé La vie et les oeuvres de Jean-Baptiste Pigalle sculpteur (1859)

Pigalle n'appartenait pas au parti philosophique : c'était un homme de bon sens, croyant fermement en Dieu, fidèle aux traditions d'une famille pauvre, mais sans tache ; il ne pouvait encore vivre comme artiste, il ne rougit pas de vivre comme ses pères du travail journalier de ses mains. Comme ses frères il se fit artisan, ouvrier sculpteur, praticien ; il demanda de l'ouvrage aux hommes plus favorisés que lui : ses amis lui tendirent la main.
Source : Gallica

Prosper Tarbé La vie et les oeuvres de Jean-Baptiste Pigalle sculpteur (1859)

Quand on fit la vente des objets d'art que Madame de Pompadour avait possédés, Pigalle la suivit avec intérêt. Quels ne furent pas son chagrin et son mépris pour les hommes, quand il vit M. de Marigny mettre à l'encan la statue de sa soeur, quand il vit les enchères soutenues non par le Roi, non par les gens qui s'étaient dit les amis de la Marquise, mais par des hommes étrangers à la France. Son coeur s'émut de reconnaissance et d'indignation et il soutint la concurrence : il se fit adjuger son oeuvre pour un prix montant presque au double de celui qu'il avait reçu.
Source : Gallica

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