Résumé

Les beautés de l'Opéra, ou Chefs-d'oeuvre lyriques illustrés par les premiers artistes de Paris et… (1845)

Giselle la plaça tout d'un coup au premier rang.
Un poëte de nos amis trouva dans une légende allemande, pour cette blonde
Italienne aux prunelles de vergiss-men-nicht, un sujet de ballet qu'il confia à M. de Saint-Georges, l'homme d'esprit et de tact à qui l'Académie royale de musique et de danse doit être doublement reconnaissante. Le public, qui regrettait encore Taglioni et comptait toujours sur le retour d'Elssler, la sylphide et la cachucha incarnées, se sentit consolé tout d'un coup et n'envia plus ni Saint-Pétersbourg ni l'Amérique : une danseuse s'était révélée.
Source : Gallica

Les beautés de l'Opéra, ou Chefs-d'oeuvre lyriques illustrés par les premiers artistes de Paris et… (1845)

Chez les femmes, la raison est dans le cœur; cœur blessé, tète malade. Giselle devient folle; non pas qu'elle laisse pendre ses cheveux et se frappe le front, à la manière des héroïnes de mélodrame ; mais c'est une folie douce, tendre et charmante comme elle. L'air du pas qu'elle a dansé avec son cher Loys, lorsqu'il n'était pas le comte Albrecht, lui revient en mémoire; elle en exécule les poses et les temps avec une rapidité qui s'augmente toujours; puis, dans un éclair de raison qui lui revient, elle veut se tuer et se laisse tomber sur la pointe de l'épée apportée par Hilarion.
Source : Gallica

Les beautés de l'Opéra, ou Chefs-d'oeuvre lyriques illustrés par les premiers artistes de Paris et… (1845)

Mais, après tout, la jeunesse ne cherche-t-elle pas la jeunesse, et qu'est-ce que la reconnaissance, le respect, la vénération, à côté de l'amour? Console-toi comme tu pourras, pauvre Bartolo; nous allons commencer l'analyse de ton supplice.
Qui est-ce qui rôde par là, le sombrero sur les yeux, soigneusement embossé dans sa cape, une lanterne sourde à la main? Eh! pardieu, c'est Fiorello, un valet du comte Almaviva, qui introduit les musiciens, les donneurs de sérénades,
ces animaux à si juste titre exécrés des tuteurs, des maris, et des jaloux de toutes sortes.
Source : Gallica

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