Gaston Stiegler

Élements biographiques

Gaston Stiegler Le maréchal Oudinot, duc de Reggio… (1894)

Le général comte Pajol avait embrassé le parti de l'Empire. Le général comte de Lorencez était resté, comme le maréchal et ses fils, fidèle à la Restauration.
La situation avait amené un grand déchirement dans les opinions. L'armée en général était dévouée à l'Empereur; c'était une grande puissance, car, si elle avait perdu de son pouvoir positif, elle avait repris sur les masses le prestige qu'elle exerçait naguère. L'armée, donc, avait d'innombrables racines dans le sol : sur elle, par-dessus tout, s'appuyait le nouveau pouvoir de l'Empereur.
Source : Gallica

Gaston Stiegler Amours tragiques de Napoléon III (1910)

Elle songeait à cette comtesse de Castiglione, sa rivale en beauté, qui était, disait-on au château, un missionnaire chargé de rappeler sans cesse à l'Empereur, entre deux caresses, les malheurs de Venise et de Milan, occupées par l'Autriche.
— Oui, Mme de Castiglione, fit-elle en lançant avec impatience de rapides bouffées de tabac. Il n'y a pas que les esprits qui se mêlent de mener les gens par le nez.
Elle faisait allusion à l'insignifiance légendaire de la belle Italienne.
— Les conspirations ne sont pas à dédaigner, fit Poplu, les deux coudes sur la table, en rajustant son monocle.
Source : Gallica

Gaston Stiegler Le maréchal Oudinot, duc de Reggio… (1894)

« Suivra-t-il la fortune de l'Empereur, le pensez-vous, madame? ou, si l'Empire s'écroule, se rattachera-t-il à un nouvel ordre de choses ? » La question était ardue ; ma réponse fut bien simple : « Comme toujours, lui dis-je, sans que je connaisse les événements accomplis, ni que je puisse lire dans l'avenir, je sais que le maréchal, partant d'un principe immuable, se laissera guider uniquement par l'honneur, le devoir et l'amour de son pays; je ne puis vous en dire davantage. » Là-dessus, il me salua
très profondément et se retira.
Source : Gallica

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