Léon Beauvallet,
Milord l'Arsouille, par Léon Beauvallet
(1888)
“ L'existence impossible, fantastique, extravagante de milord l'Arsouille dura tout le Carême. - Pendant les six semaines qui suivirent la fameuse nuit du mardi gras, ce furent des nuits orgiaques, insensées, que nous ne tenterons même pas de décrire. Le jour, Gabriel et sa bande de damnés goûtaient quelques heures de repos, et, le soleil couché, tous ces forçats du plaisir recommençaient leurs prouesses bachiques et licencieuses, qui laissaient bien loin derrière elles toutes les insanités de la Régence. Le jeu, la luxure et l'ivresse présidaient infailliblement à ces saturnales incessantes. ”
