Milord l'Arsouille

Définition et enjeux

Portrait de Léon Beauvallet Léon Beauvallet Milord l'Arsouille, par Léon Beauvallet (1888)

L'existence impossible, fantastique, extravagante de milord l'Arsouille dura tout le Carême. - Pendant les six semaines qui suivirent la fameuse nuit du mardi gras, ce furent des nuits orgiaques, insensées, que nous ne tenterons même pas de décrire.
Le jour, Gabriel et sa bande de damnés goûtaient quelques heures de repos, et, le soleil couché, tous ces forçats du plaisir recommençaient leurs prouesses bachiques et licencieuses, qui laissaient bien loin derrière elles toutes les insanités de la Régence. Le jeu, la luxure et l'ivresse présidaient infailliblement à ces saturnales incessantes.
Source : Gallica

Portrait de Léon Beauvallet Léon Beauvallet Milord l'Arsouille, par Léon Beauvallet (1888)

Milord l'Arsouille était parvenu à lui faire un collier de ses dix doigts.
Comme s'il eût eu la tête prise en un carcan d'acier, le monstre étrangla, ses yeux sortirent de l'orbite, sa langue noire et sanglante s'allongea démesurément.., Puis ses membres se roidirent.
Poussant enfin un hurlement sourd, rauque, étouffé, qui ressemblait à un lointain grondement de tonnerre, la bête fauve tomba inanimée aux pieds de Gabriel, qui sortit de la cage tenant entre ses bras le petit mutilé.
A la vue de milord TArsouille sain et sauf, la foule osa respirer.
Source : Gallica

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