Édouard Servan de Sugny

Résumé

Édouard Servan de Sugny Une résurrection. À Jean-Claude Romand… (1847)

Merci, mon bon Romand , de ce mot trop flatteur pour moi et que j'accepte seulement comme la vive expression des sentiments de votre coeur. Il y a de par le monde beaucoup d'hommes pour lesquels j'ai fait presque autant que pour vous et qui ne m'ont payé que d'ingratitude ; mais il est vrai que ceux-là n'ont pas été au bagne et que la société les appelle des honnêtes gens.
Source : Gallica

Édouard Servan de Sugny Une résurrection. À Jean-Claude Romand… (1847)

PAR J.C. ROMAND.
Quand une nouvelle carrière, toute de bonheur moral, s'ouvre devant moi, je dois me féliciter intérieurement d'être rentré dans la bonne voie après m'être égaré ; je dois m'applaudir d'avoir, par un franc retour sur moi-même, conquis les suffrages des hommes honorables qui m'ont prêté leur appui pour obtenir de la magistrature et du gouvernement la faveur signalée qui vient de m'être dévolue.
Source : Gallica

Édouard Servan de Sugny Une résurrection. À Jean-Claude Romand… (1847)

Et toi-même occupas cette géhenne immonde, Tu l'occupas cinq ans , loin du jour et du monde ! Mais, parmi ces damnés hôte mystérieux, Seul, tu gardais encor l'étincelle des cieux. Non pourtant que ton coeur fût pur de toute fange, Non qu'en toi résidât l'innocence de l'ange, Et que ton lot de peine à tort le fût échu : Tu t'étais par ta faute également déchu. L'ardente politique avait creusé l'abîme Où te poussa la faim, conseillère du crime. Mais pour te rétablir tu fis de grands efforts ; Tu te purifias au feu de tes remords, Tu livras au mépris ta vie et ta personne....
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature