Résumé

Marcel Dubor Éloge de M. de Mortarieu, ancien magistrat… (1853)

Extrait des Mémoires de l'Académie des Sciences de Toulouse.
ÉLOGE DE M. DE MORTARIEU ;
Par M. DUBOR.
ESSIEURS ,
L'ÉLOGE académique n'a pas toujours ses cléments essentiels dans l'étendue et l'éclat d'une grande existence scientifique. Après le cours d'une vie qui s'écoula sans bruit mais non sans abondance, sans trouble mais non sans activité, il reste encore, entre les bornes d'un étroit rivage , des dépôts précieux à recueillir, mêlés à des semences fécondes.
Source : Gallica

Marcel Dubor Éloge de M. de Mortarieu, ancien magistrat… (1853)

Personne, parmi vous, Messieurs, n'a pu se méprendre sur les progrès du mal ; il y parut trop d'abord au ralentissement d'assiduité, puis à l'absence absolue de notre confrère. Mais vous ne savez peut-être point et vous serez surpris d'apprendre combien ses années les plus occupées , les mieux remplies par le travail, participèrent au surcroît laborieux d'une maladie incessante. L'extrême débilité des organes digestifs produisait progressivement sur le système général des effets naturels d'atonie et de délabrement faciles à concevoir sans recourir aux explications de la science.
Source : Gallica

Marcel Dubor Éloge de M. de Mortarieu, ancien magistrat… (1853)

Quelles affections devaient préoccuper ce coeur déchiré ! Quelles pensées absorbaient celte âme souffrante ! Reposons-nous cependant, Messieurs, sur les consolantes idées réservées à la fin chrétienne de notre confrère. A côté de ses deux enfants, si chers à sa sollicitude, il laissait une femme digne de sa confiance autant que de son amour. Le ciel en la lui donnant également pieuse et bonne, lui fit aimer ainsi dans les félicités mêmes de la vie , la religion qui connaît seule des correctifs aux amertumes de la mort
Source : Gallica

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