Édouard Servan de Sugny, Ma Vie judiciaire ; par M. Édouard Servan de Sugny… (1847)
“ Lyon et Paris m'avaient possédé jusque-là, et Gex l'emportait de prime-abord dans mon esprit sur ces deux fameuses cités : c'était sans doute pour moi un avertissement d'en-haut qu'une affection intime , destinée à se transformer en lien sacré , jetterait plus tard la dernière moitié de mon existence, celle que désertent les illusions pour laisser la place libre aux déceptions et aux chagrins, dans ces contrées aimées du ciel, où l'on respire un air si pur et si rafraîchissant, où l'on vit pour soi-même et pour ses amis, oubliant la méchanceté humaine et les injustices dont elle est la source. ”
