Pierre Bouchardon

Résumé

Pierre Bouchardon,  Le magistrat (1926)

“ L'avocat général de service ne m'a cédé sa place qu'avec regret. Mais, moi, j'ai voulu endosser la responsabilité tout entière de la poursuite, de l'accusation et aussi de la sentence, puisque je la provoque. Eh bien! messieurs, ai-je l'air d'avoir peur ? Tous ici, magistrats, nous sommes à notre poste de combat et nous ne le déserterons point. Nous sommes des soldats. Si l'un tombe, l'autre ramasse le drapeau et marche en avant. Il y en aura toujours, des soldats et des magistrats, tant qu'il y aura des lois, un drapeau et une patrie!... ”
Source : Gallica

Pierre Bouchardon,  Le magistrat (1926)

“ Qui ne sait que, depuis la Cour de cassation, réceptacle de tous les dévoûments politiques qui ne pouvaient arriver à la Chambre des pairs, jusqu'au plus obscur tribunal d'arrondissement, la robe de magistrat était devenue la récompense des services rendus, non à la science et au pays, mais à la camarilla et à la congrégation ; que la servilité, appuyée d'un billet de confession, était le premier titre aux faveurs d'un pouvoir qui prétendait faire du juge une machine à condamnation, comme du soldat une machine à massacre? ”
Source : Gallica

Pierre Bouchardon,  Le magistrat (1926)

“ Le mal ainsi mis à nu, Bellart n'hésitait pas à en dénoncer et à en flétrir le principe. Quelle leçon donnée à celui que, sous Napoléon Ier, on appelait le grand juge!
Le patronage, Monseigneur, est la peste et la cause de la destruction la plus active de toute bonne administration. Le patronage est sans digues.... Toutes les antichambres des grands, et vous ne le savez que trop, sont encombrées de solliciteurs. Un magistrat qui veut, ou entrer ou avancer dans les
tribunaux, ne connaît plus d'autres moyens que d'ébranler la Cour et la ville en sa faveur.
”
Source : Gallica

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