Résumé

Antoine-Gaspard Bellin Éloge historique d'Édouard Servan de Sugny… (1861)

Au forçat éclipsé succède un citoyen, Et l'honneur t'est rendu!. L'honneur, c'est un grand bien, Ami ; c'est le premier des biens de cette terre : Celui qui l'a perdu doit rougir et se taire, Ou plutôt, comme toi, s'armant de repentir, Il doit de l'infamie au plus vite sortir, Répudier le crime et, lavant sa souillure, Reconquérir son rang de roi de la nature. — (Pag. 9.)
L'instruction de cette procédure en réhabilitation fut l'un des derniers actes de l'administration de M. Servan de Sugny.
Source : Gallica

Antoine-Gaspard Bellin Éloge historique d'Édouard Servan de Sugny… (1861)

Nos jeunes citoyens seraient de vils Paris, Et Rome deviendrait une autre Sybaris. Malheur aux nations que le plaisir enivre ! Sans dignité, sans gloire, on les: voit se survivre. Et celui-là se change en public assassin, Qui met, par ses écrits, ce, poison dans leur sein. C'est là ton crime, Ovide, et rien ne peut t'absoudre ; La mort... Mais le laurier préserve de la foudre, Et je ménage en toi le poëte inspiré Qui sera d'âge en âge et partout admiré, L'émule, heureux souvent, de Virgile et d'Horace. Conserve donc la vie, Ovide
Source : Gallica

Antoine-Gaspard Bellin Éloge historique d'Édouard Servan de Sugny… (1861)

Le temps revint aux études calmes, et M. Servan de Sugny, à qui l'Académie avait accordé sa première vacance, reprit ses travaux spéculatifs. Dans son discours d'installation, il traita de La Vie littéraire, montrant que, dans toutes les professions libérales, l'amour des lettres est une source d'élévation morale et de jouissance. Le militaire, le médecin, le prêtre, l'homme d'État, le magistrat enfin, tous retrempent utilement leurs forces au contact de la muse. Malheur à ceux que ces nobles distractions trouvent froids et indifférents
Source : Gallica

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