Résumé

Adolphe Ancelot Éloge de Mathieu-Émile Enjubault… (1869)

A voir l'émoi général, on aurait pu croire qu'une éclatante destinée venait de finir. Admirable puissance de la vertu ! L'impression de cette perte est montée même jusqu'aux plus hauts sommets des régions officielles. Elle ne sera pas de sitôt oubliée, Messieurs. Elle vivra longtemps au sein de la magistrature de Riom, dans les souvenirs émus de l'amitié fidèle, dans les rangs de votre Académie qui l'honorait et l'aimait. Si elle a compté des membres plus renommés, elle n'en a jamais eu qui aient mieux
mérité ses regrets et qui en aient laissé de plus profondément
sentis.
Source : Gallica

Adolphe Ancelot Éloge de Mathieu-Émile Enjubault… (1869)

Vous le voyez, Messieurs, l'enfant qui entrait dans la vie en 1803, y trouvait plus d'un présage de succès et de mérites : vous savez s'il les a justifiés.
Ses études scolaires se firent naturellement au lycée de Toulouse , dans ce grand foyer d'instruction où les classes sont nombreuses, et l'enseignement d'un niveau élevé. Le jeune Enjubault ne s'en empara pas moins du premier rang parmi tant d'émulés. Il se plaisait lui-même à redire, sans ombre de vanité après un si long temps écoulé, et, du reste, dans l'abandon
d'une intimité discrète, ses victoires universitaires chaudement disputées.
Source : Gallica

Adolphe Ancelot Éloge de Mathieu-Émile Enjubault… (1869)

Non certes que ses sentiments de famille n'en souffrissent pas : qui pourrait le croire? mais de nombreux lieus d'amitié, mais de longs souvenirs, mais d'insignes services., mais, pourquoi ne pas le dire?
une légitime fierté l'attachaient à ces belles provinces qui avaient suivi et honoré sa vie publique. A la famille pour la dédommager, ses vacances annuelles, ses sollicitudes sans relâche et ses années de vieillesse, si Dieu les lui accordait. Déjà, Messieurs (ô vanité de nos espérances terrestres) il s'était préparé une maison rustique à Saint-Béat, au cœur de son modeste domaine.
Source : Gallica

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