Résumé

Jules Petitjean Cour des comptes. Audience solennelle de rentrée du 4 novembre 1873… (1873)

Dès le xve siècle, la Chambre des comptes appartient aux gens de finance et aux légistes, mêlés de quelques courtisans. Une partie des membres de la Chambre, ceux surtout qui représentent la faveur du prince et l'esprit de son gouvernement, ont encore leurs entrées au Conseil ; mais, à partir du XVIe siècle, lorsque cette dernière institution s'organisera définitivement, le titre de conseiller d'Etat ou de membre du Conseil privé ne sera plus, pour un premier président, un procureur général, quelques présidents ou maîtres des comptes, qu'une distinction honorifique.
Source : Gallica

Jules Petitjean Cour des comptes. Audience solennelle de rentrée du 4 novembre 1873… (1873)

Étienne Pasquier, à ce double titre, obtint sa faveur sans l'avoir recherchée. Il avait cinquante-six ans lorsque le roi lui offrit la charge d'avocat général à la Chambre des comptes. Il était alors dans tout l'éclat de son talent et de sa renommée ; on louait partout la sagesse et la fermeté de ses opinions, et l'on n'aurait pu trouver, même parmi les esprits les plus indépendants de l'époque, un homme mieux préparé à remplir une fonction où l'intérêt public avait besoin d'être courageusement défendu.
Source : Gallica

Jules Petitjean Cour des comptes. Audience solennelle de rentrée du 4 novembre 1873… (1873)

Tout au contraire : les magistrats restés à Paris durant les troubles, aussi bien que ceux qui s'étaient groupés à Tours auprès de Henri III et de son successeur, n'avaient jamais cessé d'être royalistes. A part quelques meneurs, qui se firent un triste renom, la Chambre parisienne soutint l'honneur de la magistrature. Elle se montra la digne émule de ce Parlement au nom duquel le premier président Harlay, entre les mains des factieux, s'écriait : et Nous perdrons trétous plutôt la vie que de fléchir à rien de contraire au service du roi !
Source : Gallica

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