Résumé

A. Geffroy Les Cours souveraines dans l'ancienne France

C’est seulement à l’époque de saint Louis qu’on voit le conseil se partager en deux sections : la justice à l’une, — c’est la future cour de parlement, — à l’autre les finances et le contrôle administratif, — c’est la future chambre des comptes. Peu à peu la seconde section se transforme en un corps distinct, stable et permanent, celui des gens du roi, chargés de la comptabilité royale, ou, comme on dit bientôt, les « maîtres de la cour de France. » Ils tiennent à époques fixes des sessions à Paris, d’abord dans les bâtimens du Temple, tout auprès du trésor royal, puis dans la Cité.
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A. Geffroy Les Cours souveraines dans l'ancienne France

Il y a des raisons de croire que le parlement n’a revêtu qu’un peu plus tard les caractères essentiels d’un corps organisé, perpétuel, sédentaire ; s’il en était ainsi, la chambre des comptes aurait eu le droit de lui contester le titre, qu’il revendiqua, d’être la cour la plus ancienne du royaume. On peut bien penser que c’est là un des points sur lesquels les discussions issues des rivalités se sont donné carrière, et M. de Boislisle n’a pas manqué d’indiquer les plus curieuses pièces de ce procès.
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A. Geffroy Les Cours souveraines dans l'ancienne France

Le faible et capricieux Henri III multiplie les créations d’offices, reçoit avec impatience et dépit les remontrances, dit à haute voix : « Je le veux ! » et ne sait ajouter que quelques vaines menaces. Henri IV, plus habile, discute et riposte, montre sous quelles dures nécessités il a dû se résoudre, cède quelquefois, et gagne toujours les cœurs par sa noble sincérité. Son règne est représenté dans le livre de M. de Boislisle par cent dix pièces, dont cinq seulement ne sont pas inédites.
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