Auteur : Louis Batiffol

Résumé

Auteur : Louis Batiffol Revue des Deux Mondes

« Il est si superbe, si altier, si insolent et orgueilleux qu’il n’estime plus être humain ! » Personne ne venait de chez lui pour quelque audience qui ne proférât des injures furieuses à son adresse : quello animale ! « quel animal ! » faisait Vinta, le ministre du grand-duc de Toscane en mission à Paris ; « c’est un palefrenier ! » ajoutait M. de Gondi ; un monte di bestie ! renchérissait Giovannini. Quand on parlait au roi de son surintendant, Henri IV riait : « Qu’est-ce que paierait le grand-duc votre maître, répondait-il, gaussant, à l’envoyé florentin, pour avoir un pareil ministre ? »
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Auteur : Louis Batiffol Revue des Deux Mondes

Moitié plaisantant, moitié, au fond, très sérieux, Henri IV se refuse en effet péremptoirement à augmenter les recettes de la reine. Si les dettes deviennent trop criantes et qu’il soit obligé de céder, il s’y prend ensuite de façons si peu simples que Marie de Médicis a autant de mal à recouvrer les sommes octroyées qu’elle en a eu à obtenir la concession royale.
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Auteur : Louis Batiffol Revue des Deux Mondes

Ni l’envoyé, ni le grand-duc ne furent jamais dupes.
Les ressources aléatoires que le roi consentait à mettre à la disposition de la reine consistaient dans la création, au moyen d’édits, de recettes exceptionnelles que la princesse aurait à recouvrer. Parmi ces créations de recettes il en était ans qui revenait de droit, par tradition, à la souveraine, c’était l’institution de maîtrises.
Lorsqu’un apprenti, dans un métier quelconque, voulait passer maître, il devait obtenir des lettres de maîtrise constatant qu’il avait terminé son apprentissage. Il payait un droit au roi.
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