Louis-Joseph Papineau

Résumé

Louis-Joseph Papineau Deuxième manifeste

C'est moins pour elle que pour vous-mêmes; moins pour son bonheur que pour votre honneur, que vous ne devez pas lâcher pied, vous débander, dissoudre votre association au jour périlleux des plus prochains dangers ou des plus prochaines chances de salut qui ait lui sur votre pays. Par toute la chrétienté, de Rome religieuse à Paris philosophique, de la Russie autocratique aux États-Unis démocratiques, s'élève un cri universel d'amour et de pitié pour l'Irlande, enveloppée dans son linceul de peste et de famine, tissé et cousu autour d'elle par des mains aristocratiques.
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Louis-Joseph Papineau Deuxième manifeste

« Je suis homme, rien de ce qui peut aider au bonheur de l'homme ne m'est étranger », l'applaudissement unanime de cent mille spectateurs accueillit cette évangélique révélation. Il ne se trouva pas un seul homme dans une assemblée si nombreuse, à laquelle assistaient des envoyés de toutes les colonies romaines, des ambassadeurs de toutes les parties du globe où avait pénétré la civilisation grecque et latine, même de la nôtre, qui ne fût sensible à cet élan du coeur, à ce cri de la nature.
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Louis-Joseph Papineau Deuxième manifeste

Rien ne serait plus compromettant pour un honnête homme que d'être souvent et hautement louangé par des fripons. Rien ne tendrait à ruiner plus vite la réputation d'intégrité politique, de dévouement à la cause de la justice, de la liberté et des droits du peuple, que de mériter un mot de louange, que d'avoir un second compliment du Transcript, ou de toute autre section de la presse tory du Bas-Canada, telle qu'elle a été tout entière, depuis la première page du Mercury jusqu'à la dernière élucubration du Courier.
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