Louis Hémon,
Itinéraires
(1927)
“ Les forêts qui s’élevaient peut-être là ont disparu ; rien d’autre n’a été changé, et des deux côtés le sol s’enfonce dans l’eau irrégulièrement, comme il lui plaît.On devine cela du haut de la colline de Québec, de la terrasse qui surplombe, et cette étroitesse des limites jusqu’où s’est étendue l’empreinte humaine, jointe à la largeur du fleuve libre, laisse l’impression que c’est bien là un pays neuf, que l’homme n’a fait qu’égratigner, et que Québec elle-même, la « vieille ville », n’est après tout qu’une toute jeune personne, à la manière dont se mesure d’ordinaire la vie des cités. ”
