Benjamin Gastineau

Benjamin Gastineau

Résumé

Portrait de Benjamin Gastineau Benjamin Gastineau Les socialistes : P.-J. Proudhon… (1865)

Proudhon, sorti des rangs du peuple, comprenait parfaitement en 1848 que le peuple victorieux, avant toute satisfaction politique, demandait une autre existence matérielle, la fin de sa misère et de son prolétariat. Ce sentiment si juste, cette merveilleuse intuition des aspirations populaires, lui fit nier ou dédaigner la puissance des formes politiques. Il ne voyait la solution possible du problème social que dans une série de nouvelles lois économiques, dans une mutuelle garantie des forces productrices, dans l'organisation du crédit gratuit par la fondation de la Banque du peuple.
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Gastineau Benjamin Gastineau Les socialistes : P.-J. Proudhon… (1865)

Mais en admettant que les appréciations politiques de Proudhon aient pu lui nuire momentanément, en revanche ses idées lui assurent un triomphe prochain. La démocratie n'a rien à craindre de la discussion, de la libre pensée, du choc des opinions ; elle est l'avenir qui raille le présent; elle est la vérité qui brave tous les sophismes ; elle n'a à redouter que les imbéciles et les traîtres, les hommes vides et les faux démocrates ; et Proudhon ne se trouvait pas dans ces deux catégories.
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Gastineau Benjamin Gastineau Les socialistes : P.-J. Proudhon… (1865)

L'anarchie, ou l'absence de direction gouvernementale, suppose une société arrivée à son dernier degré de perfection, tandis que la philosophie de l'histoire nous démontre que l'humanité marche par petites étapes.
Mais Proudhon se portait du premier élan dans l'absolu des conceptions sociales. Il cherchait toujours, avec son esprit profond et ses yeux de lynx qui voyaient trop loin (en politique il faut être un peu myope) , l'origine et le but d'une révolution, d'une agitation nationale.
Source : Gallica

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