Résumé

Carnet du juré d'assises : contenant tout ce qui a rapport à ses fonctions… (1890)

On recommande au juré de se décider d'après sa conscience ; mais lorsque sa conscience lui dit que ce fait est trop incriminé, que la peine en est trop forte, agirait-il en homme probe et libre, s'il allait sciemment, et par une obéissance servile à un texte de loi, peut-être mal compris, concourir à un mal sans utilité, à un mal plus grand que le délit, à une sorte d'attentat à la vie ou à la liberté d'un citoyen, non pas innocent, mais légèrement coupable ?
Source : Gallica

Carnet du juré d'assises : contenant tout ce qui a rapport à ses fonctions… (1890)

Il n'y a pas de crime lorsqu'il n'y a pas eu discernement, car alors il ne saurait y avoir eu d intention dangereuse. Il n'y a de coupable aux yeux de la justice humaine que lorsqu'il y a crime ou délit.
C'est aux Jurés à apprécier la moralité des faits sur lesquels ils ont à prononcer, non point, d'après les règles établies par
le législateur ou la coutume, mais d'après leur jugement abandonné à sa liberté morale et après les circonstances relatives à chaque fait.
Source : Gallica

Carnet du juré d'assises : contenant tout ce qui a rapport à ses fonctions… (1890)

Si personne n'a le droit de se soustraire aux fonctions de juré, personne non plus n'a le droit de les usurper. Si c'est donc un devoir pour tous les citoyens de remplir une obligation que la loi leur impose, c'en est un aussi grand que de ne point accepter les fonctions dont elle les écarte, on s'exposerait ainsi à compromettre, par son fait, les intérêts de la cause qu'on a voulu juger.
Source : Gallica

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