Résumé

Ch. Minard Guide pratique du juré à la Cour d'assises (1868)

Le serment est une formalité substantielle dont l'oubli entraînerait la nullité de toute la procédure ; c'est le serment qui fait le Juré, et les Jurés qui n'ont pas prêté serment n'ont aucun caractère pour juger. Avant le serment, le Juré n'est qu'un simple citoyen, il n'a ni mission spéciale, ni fonction , il n'a qu'une aptitude ; le serment, en lui imposant des obligations et des devoirs, lui confère un pouvoir et des droits, il est la base légale de sa fonction
Source : Gallica

Ch. Minard Guide pratique du juré à la Cour d'assises (1868)

« En toute matière criminelle, même en cas de récidive, le président, après avoir posé les questions résultant de l'acte d'accusation et des débats, avertira le jury, à peine de nullité, que s'il pense, à la majorité, qu'il existe en faveur d'un ou plusieurs accusés reconnus coupables, des circonstances atténuantes, il devra en faire la déclaration en ces termes : « A la majorité, il y a des circonstances « atténuantes en faveur de tel accusé. »
Source : Gallica

Ch. Minard Guide pratique du juré à la Cour d'assises (1868)

Après la discussion, le chef du Jury lit les questions une à une, et fait voter sur chaque question séparément, le vote, dit la loi, doit avoir lieu au scrutin secret. Il n'est pas nécessaire, qu'il soit justifié, que le vote a eu lieu au scrutin secret, c'est une faculté plutôt qu'une obligation, et rien ne s'oppose à ce que le vote ait lieu publiquement et dans l'ancienne forme entre les Jurés, à moins qu'il n'y ait réclamation de la part de la majorité qui fait la loi.
Source : Gallica

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